Cher docteur F,
L'homme tire sur tous les bouts. Les gens exigent plus tout en donnant moins sans se rendre compte que le commerce qu'ils encouragent les ronge de l'intérieur. Les grandes firmes qui commandent véritablement ici, pour demander moins donnent moins. Le monde du travail a connu un tournant. Plus, plus, plus, maintenant plus rien ne compte que les chiffres. Et les chiffres ne doivent cesser d'augmenter. Mais nous le payons. Les discours sont beaux certes mais la vérité est autre. Les grandes surfaces qui se vantent de défendre le pouvoir d'achat si cher aux Français sont des exploitants. Leurs employés doivent se contenter de la misère et de conditions de travail grotesques. Les petites entreprises familiales connaissent des changements soudains de régime, ils ne suffisent plus. On les humilie, on les traîne dans la boue, on force les petits patrons à devenir dirigeants d'esclaves. Ils doivent travailler plus, toujours plus. Le rythme est insupportable. La pression les écrase. Et le gouvernement pousse dans cette direction, bientôt les employés n'auront même plus droit aux 35 heures. Les arrêts maladie pour dépressions se multiplie. Les gens se suicide sur leur lieu de travail mais les affaires sont étouffées. L'argent peut tout. Le chômage est tel que se révolter ne sert à rien, tant d'autres attendent notre place, à quoi bon la risquer ? Les multinationales délocalisent, s'installent dans des pays où l'exploitation du peuple est autorisée si elle n'est pas encouragée. En France, de milliers de gens aux visages ravagés manifestent pour garder leur usine. Des milliers de gens erreront sans emploi, victime de ce qu'ils soutiennent par leur consommation. Là bas, des humains seront exploités jusqu'au bout. Des enfants, des hommes et des femmes qui luttent pour vivre comme ils le peuvent. Mais les Français sont contents tant que leur porte monnaie n'est pas entamé. Mais certaines marquent ne vendent pas moins cher pour autant, leurs marges sont mêmes honteuses et l'argent va toujours aux mêmes. Les roulements de l'effroyable cercle vicieux écrasent les hommes, mais face au bénéfice on ferme les yeux. L'homme avide et cupide n'écoute plus sa conscience. Tout a commencé.
L'homme tire sur tous les bouts. Les gens exigent plus tout en donnant moins sans se rendre compte que le commerce qu'ils encouragent les ronge de l'intérieur. Les grandes firmes qui commandent véritablement ici, pour demander moins donnent moins. Le monde du travail a connu un tournant. Plus, plus, plus, maintenant plus rien ne compte que les chiffres. Et les chiffres ne doivent cesser d'augmenter. Mais nous le payons. Les discours sont beaux certes mais la vérité est autre. Les grandes surfaces qui se vantent de défendre le pouvoir d'achat si cher aux Français sont des exploitants. Leurs employés doivent se contenter de la misère et de conditions de travail grotesques. Les petites entreprises familiales connaissent des changements soudains de régime, ils ne suffisent plus. On les humilie, on les traîne dans la boue, on force les petits patrons à devenir dirigeants d'esclaves. Ils doivent travailler plus, toujours plus. Le rythme est insupportable. La pression les écrase. Et le gouvernement pousse dans cette direction, bientôt les employés n'auront même plus droit aux 35 heures. Les arrêts maladie pour dépressions se multiplie. Les gens se suicide sur leur lieu de travail mais les affaires sont étouffées. L'argent peut tout. Le chômage est tel que se révolter ne sert à rien, tant d'autres attendent notre place, à quoi bon la risquer ? Les multinationales délocalisent, s'installent dans des pays où l'exploitation du peuple est autorisée si elle n'est pas encouragée. En France, de milliers de gens aux visages ravagés manifestent pour garder leur usine. Des milliers de gens erreront sans emploi, victime de ce qu'ils soutiennent par leur consommation. Là bas, des humains seront exploités jusqu'au bout. Des enfants, des hommes et des femmes qui luttent pour vivre comme ils le peuvent. Mais les Français sont contents tant que leur porte monnaie n'est pas entamé. Mais certaines marquent ne vendent pas moins cher pour autant, leurs marges sont mêmes honteuses et l'argent va toujours aux mêmes. Les roulements de l'effroyable cercle vicieux écrasent les hommes, mais face au bénéfice on ferme les yeux. L'homme avide et cupide n'écoute plus sa conscience. Tout a commencé.
[ Saez. ]
[ Goya ]
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